EXTREMES CLIMATIQUES

ClimarisQ simule notre Perception du changement climatique

Même si l’augmentation de la température moyenne de la planète constitue un risque direct d’extinction pour plusieurs espèces vivantes, la perception du changement climatique par les populations humaines passe par les phénomènes extrêmes comme l’observation des irrégularités pluviométriques, (démarrage tardif de la saison des pluies, l’arrêt précoce des pluies et la fréquence plus élevée des poches de sécheresse), ou l’expérience des températures de plus en plus chaudes qui ont des effets importants sur l’agriculture et la santé. ClimarisQ simule les évènements extrêmes climatique et leurs impacts sur les sociétés humaines grâce à des vrais modèles climatiques.

Dans ClimarisQ les joueurs essaient de faire mieux que le scénario intermédiaire du GIEC (RCP 4.5) et limiter les émissions de CO2 en 2100 à [450-550] ppm pour eviter les conséquences catastrophiques qui se déclenchent à [800-1100] ppm. Pour les points de bascule dans le système climatique voir ici

Evenements extrêmes et changement climatique

Le lien entre le développement de nos connaissances sur le climat et la prévision des impacts météorologiques extrêmes reste un défi posé aux scientifiques s’intéressant au climat. La question du lien entre réchauffement climatique et la multiplication des événements climatiques extrêmes enregistrés par les météorologues ne trouve donc pas de réponse définitive ni absolue. Elle diffère selon le type d’événement concerné. Si elle ne fait guère de doute pour certains événements, pour d’autres, elle nécessite encore de nombreuses données avant d’établir un éventuel lien de causalité. Dans ClimarisQ, les défis posées économiques et sociétales posés par les événements sont représentés avec un simulateur construit à partir des modèles du GIEC.

Les événements extrêmes dans ClimarisQ

ClimarisQ inclut un générateur d’événements extrêmes réalistes (vagues de chaleur et de froid, fortes pluies et sècheresses) construit à partir des données de plusieurs modèles climatiques du GIEC et validé par les données de réanalyses (~observations) ERA5. Les caractéristiques des évènements extrêmes implémentées dans ClimarisQ sont l’intensité moyenne, la durée des épisodes et leur fréquence. Ces trois indicateurs ont été dérivées dans le cadre du scénario RCP8.5 du GIEC qui est le scénario climatique le plus pessimiste avec un forçage radiatif de +8.5W/m2 et des émissions de gaz à effet de serre compatible avec un scenario « business as usual ». Le travail d’implémentation (stage de Soren François au LSCE sous la direction de Davide Faranda) a consisté de deux phases differentes: i) caractérisation des évènements extrêmes dans les modèles par rapport aux observations du XX siècle, ii) réalisation d’un simulateur d’événements extrêmes par concentration de CO2. La réalisation de ce générateur s’appuie sur les données du modèle climatique sélectionné à partir de l’analyse des différents modèles effectuée au préalable. La création de ce simulateur repose sur un modèle mathématique s’appuyant sur la loi des extremum généralisées permettant une description rigoureuse de la probabilité d’événements extrêmes. Aussi ce générateur utilise les données de 15 grandes métropoles sur chaque continent (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Afrique, Asie et Océanie) qui par la concentration importante d’individus, leur position de pôles économiques majeurs, constituent des zones sensibles et essentielles dans l’étude des évènements extrêmes climatiques. Le lien entre le développement de nos connaissances sur le climat et la prévision des impacts météorologiques extrêmes reste un défi posé aux scientifiques s’intéressant au climat.